Extractivisme
dire non aux abus des multinationales
Ce modèle économique, dominé par des multinationales du Nord, exploite les ressources naturelles des pays du Sud au prix de graves atteintes aux droits humains et à l’environnement. Les populations locales, souvent exclues des décisions qui impactent leur avenir, voient leurs droits bafoués.
Pourtant, elles ont le droit de dire NON !
Grâce aux luttes menées par la société civile, des victoires importantes ont été obtenues, comme la loi sur le devoir de vigilance au niveau français et européen. Mais trop peu de multinationales sont encore tenues responsables de leurs actes.
Il est temps de dire NON Ă ce modèle Ă©conomique destructeur. Rejoignez la campagne du CCFD-Terre Solidaire pour dĂ©fendre le droit des populations Ă dĂ©cider de leur avenir, protĂ©ger leurs territoires et construire un monde plus juste et durable, en signant le manifeste.Â
Abus des multinationales : on devrait tous pouvoir dire non !
Partout dans le monde des multinationales extractives violent les droits des populations et dĂ©truisent l’environnement pour exploiter les ressources naturelles. Le gouvernement français doit prendre rĂ©ellement en considĂ©ration les populations locales et les peuples autochtones en veillant Ă ce que les multinationales respectent leurs droits mais aussi les consulte de manière obligatoire dans l’élaboration et la mise en Ĺ“uvre des mesures de vigilance.
Des milliers de familles expulsées en Ouganda et Tanzanie ? Un aménagement pour un projet pétrolier de TotalEnergies. Le prix de la viande dans nos assiettes ? Des milliers de kilomètres carrés déforestés par le géant de l’agrobusiness Cargill. Le revers des énergies renouvelables ? Le consentement ignoré d’une communauté autochtone pour le déploiement d’un parc éolien d’EDF au Mexique.
Des multinationales, notamment françaises, exploitent et exportent massivement le pĂ©trole, le gaz, l’eau, les terres et le vent, mais aussi des minerais comme le lithium, le cuivre et le nickel. Elles polluent l’environnement, accaparent les terres ancestrales, expulsent et menacent des populations… pour nos batteries Ă©lectriques, notre alimentation et nos modes de vies.
Qui d’entre nous accepterait de se voir imposer de tels abus ? Rien ne justifie de traiter ainsi des êtres humains et des écosystèmes. Les populations locales qui subissent ces injustices tentent d’alerter et dénoncer mais sont ignorées voir réprimées dans la violence. Elles devraient être écoutées et associées plutôt que bâillonnées et oubliées. C’est leur droit et il n’est pas négociable. Impliquer les populations locales et obtenir leur consentement est crucial tant ces projets peuvent transformer leur existence de manière irréversible.
Sous la pression de la société civile, l’Union européenne a adopté en avril 2024 une directive visant à renforcer la responsabilité des entreprises. C’est le devoir de vigilance européen. Dans ce contexte, il est plus que jamais temps d’intensifier nos interpellations et nos mobilisations.
Pour garantir aux populations le droit de vivre dignement, le gouvernement français doit agir davantage pour que cessent les pratiques prĂ©datrices et destructrices des multinationales françaises, et pour s’assurer que les violations des droits humains et les atteintes Ă l’environnement connaissent des rĂ©parations.
Le gouvernement français doit prendre réellement en considération les populations locales et les peuples autochtones en veillant à ce que les multinationales respectent leurs droits mais aussi les consulte de manière obligatoire dans l’élaboration et la mise en œuvre des mesures de vigilance.
Votre signature compte ! En soutenant notre campagne, vous participerez à une action collective pour obliger le gouvernement français à mettre un terme aux pratiques destructrices des multinationales extractives.
Ensemble, nous pouvons enfin dire NON.
Quand dire non ne suffit pas
Partout dans le monde, des communautés refusent des projets extractifs qui menacent leurs terres et leurs vies. Mais leur « non » est souvent ignoré.
Face aux bulldozers, que vaut le consentement ? Découvrez notre infographie animée « Terres pillées & droits piétinés » pour explorer ce sujet méconnu.
© Andres Larrovere / AFP